Vendredi 21 juillet 2017

Voir autrement coûte. (Luc 8,34-39)


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Dans cette partie du récit, le ‘voir’ prend une grande importance. On passe d’un homme quelconque à un humain qui n’est plus dépossédé de lui-même. Le regard change, le regard trouble. Cet humain a retrouvé du sens à sa vie; il est vêtu, sain d’esprit et surtout, il est assis aux pieds de Jésus, c’est-à-dire devenu son disciple. Vous imaginez la tête de ceux qui l’ont connu auparavant? Ici, ce ‘voir’ ouvre à la crainte de ce que ce changement opère pour l’homme libéré et pour la population médusée. Mais que craint cette population puisque tout rentre enfin dans l’ordre? Il n’est rien dit de la perte du troupeau, mais on peut imaginer que leur économie en prend un sacré coup! Cela signifie-t-il que l’Evangile touche à notre façon de vivre et qu’il peut, parfois, la remettre sérieusement en question? Ici, c’est le cas, car il s’agit de replacer l’humain au centre des préoccupations. Et la crainte vécue n’est pas divine, mais plutôt faite des conséquences du changement que provoque cette libération. Oui, parfois l’Evangile peut faire peur dans ce qu’il exige de notre part un profond changement. Qu’en est-il pour vous? Ce changement n’est pas programmatique et dépend des circonstances de vie préalable. Quand l’Evangile remet l’humain au centre de la société, cela implique un coût et demande un engagement réel. Que sommes-nous prêts à voir et à investir suite à l’écoute de l’Evangile?

Jean Biondina

Prière: Permets-moi, Seigneur, de comprendre ce que ta libération implique pour moi aussi.  

Référence biblique : Luc 8, 34 - 39

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