Samedi 16 décembre 2017

Jouir du fruit de ses labeurs est une grâce. (Esaïe 62,6-12)


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Ils avaient semé et planté, mais d'autres étaient venus récolter le produit de leur travail. Leur peine, leur sueur et leur fatigue avaient fini par profiter à l'envahisseur. Ils avaient enduré des privations pour rien, car l'occupant est venu triomphalement cueillir le fruit de leur labeur. Il y a de quoi être en rage. Beaucoup de Judéens ont même été arrachés à leur pays puis déportés. L'annonce du salut est là. Elle est limpide et claire comme l'eau de source: «Je ne permettrai plus que tu plantes et que d'autres récoltent. Il ne sera plus que tu sèmes et que d'autres engrangent. Ton blé sera à toi et ton vin aussi. Tu jouiras du fruit de ton travail en toute sécurité.» Esaïe le prophète a la responsabilité et le privilège d'être l'envoyé de Dieu qui fait connaître à tout le peuple que Dieu n'est jamais parti et qu’il se manifeste au milieu d'eux; des temps nouveaux viennent. Noyés dans les sables mouvants de nos existences, empêtrés dans nos soucis et les vicissitudes de la vie, comment entendre les promesses de Dieu à notre égard? Quiconque a fait l'expérience de construire avec peine pour se voir éjecté au moment de fêter la victoire pour laquelle il a travaillé peut douter que les choses changent un jour. Mais la foi, comme le dit l'apôtre Paul, c'est l'assurance des choses qu'on espère, une démonstration de celles qu'on ne voit pas (voir He 11,1). Ne plus espérer n'est-ce mourir?

Roger Puati

Prière: Seigneur Dieu, ma petite foi, faible comme la flamme chancelante d'une bougie qui peine à se maintenir, ne peut pas être la mesure de ton amour. Par ta miséricorde, compense mes errances et mon manque de foi et je serai dans la joie.  

Référence biblique : Esaïe 62, 6 - 12

Commentaire du 17.12.2017
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